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26.03.2008

Sophie Bessis

Le 27 mars à 19H30 au CEMEA DIJON 27 rue Parmentier

Venez rencontrer Sophie Bessis, auteure du livre "Les Arabes, les femmes, la liberté"

Sophie Bessis est agrégée d'histoire. Elle a occupé le poste de rédactrice en chef dans plusieurs magazines et revues spécialisées (Ferida, Afrique agriculture, Jeune Afrique, Vivre Autrement, Le Courrier de l'Unesco…) avant de devenir consultante auprès d'organisations internationales (Unicef, Unesco) au Tchad, au Bénin, en Guinée, en Tunisie ou en Centrafrique. Elle fut membre du Haut Conseil pour la Coopération internationale (HCCI) entre 2000 et 2001. Elle est aussi secrétaire générale adjointe de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme.

Sophie Bessis a écrit une dizaine d'ouvrages traitant des questions de développement, du Maghreb et des problématiques alimentaires dans les pays en développement.

le livre: "Les Arabes, les femmes, la liberté"

Lumière sur le livre: les Arabes, les femmes, la liberté":

Peut-on être femme et libre dans le monde arabe ?
Où sont passés les héritiers des réformateurs égyptiens du début du XXe siècle, ou d'un Bourguiba qui promulguait en 1956 une loi libérant les Tunisiennes ?

Pourquoi les femmes y sont-elles astreintes à subir les effets d'une réclusion identitaire dans laquelle a sombré l'héritage réformiste de la première partie du siècle dernier ?
On ne peut répondre à ces questions sans analyser les profondes mutations qu'ont connues depuis cinquante ans les sociétés arabes, et les désillusions provoquées par une modernisation mal engagée. Sans comprendre également les causes de la montée des islamismes, mouvements modernes mais qui proposent comme idéal à leurs sociétés le retour à une identité fondée sur la seule norme religieuse.

C'est à travers la condition de la femme, à la fois miroir et enjeu, que Sophie Bessis s'efforce de comprendre les mutations des cinquante dernières années. Pour expliquer ce repli identitaire, elle évoque les désillusions de la période postcoloniale, mais aussi les ravages d'un enseignement dont la liberté de pensée a toujours été absente. Une école dont elle écrit qu'elle a, au fil des ans, «rétréci l'univers» de millions d'enfants. Les chaînes religieuses des pays du Golfe ont pris le relais

Projection du film "Chahinaz, quels droits pour les femmes"

Le 27 mars à 19H30 au CEMEA DIJON 27 rue Parmentier

Découverte du film "Chahinaz, quels droits pour les femmes?"

Chahinaz est une jeune Algérienne qui rêve de liberté et qui n’entend pas qu’on lui dicte sa vie. Étudiante à Constantine, cette jeune femme pétillante adore son pays mais étouffe sous le poids des traditions et de la religion. Comment faire bouger la société dans un pays où la loi consacre officiellement l’inégalité entre les hommes et les femmes ? Pour tenter d’apporter des réponses à ses interrogations, avec elle, nous allons parcourir son pays et plusieurs continents, comparer sa situation avec celle d’autres femmes. Et aussi interpeller ceux et celles qui ont le pouvoir de changer ce que Chahinaz n’accepte pas. Rencontres inattendues avec une jeune Américaine croyante, une formidable féministe indienne ou encore des jeunes filles d’une banlieue parisienne. A Paris, elle découvrira aussi pour la première fois l’Occident, confrontant son rêve à la réalité.
Comment faire avancer le droit des femmes à l’échelle du monde ? Que peut faire l’ONU ? Nous parviendrons à établir des échanges entre Chahinaz et Mary Robinson, ancienne présidente irlandaise et Haut Commissaire pour les Droits de l’Homme. Et aussi avec l’actuelle présidente de l’Assemblée Générale des Nations Unies, la Sheikha Haya Rashed Al Khalifa, originaire du Bahrein.


Entrée: Participation aux frais libre. Les bénéfices seront versés à la FIDH (www.fidh.org)

Bienvenue à la traductrice d'Anna Politkovskaïa à Dijon

Le 29 mars à 18H30 au Café le Maréchal

Venez faire une rencontre exceptionnelle avec Galina Ackerman, traductrice d'Anna Politkovskaïa et chef d'édition russe de RFI. Elle fera une intervention sur le travail journalistique d'Anna Politkovskaïa.

Entrée: Participation aux frais libre. Les bénéfices iront à Reporters Sans Frontières.

Projection film sur la liberté de la presse en Russie

Le 29 mars à 18H30 au Café le Maréchal,

Venez découvrir le film " Les cimetières de glasnost"
Vous en saurez plus sur la situation de la presse en Russie, vous pourrez mieux connaître Novaïa Gazeta, un des rares journal indépendant en Russie. Vous y verrez comment Anna Politkovskaïa travaillait et comment elle était considérée et appréciée pour son travail courageux.




Le cimetière de glasnost
Documentaire de Paul Jenkins (France/Royaume-Uni, 2004, 59mn)
Coproduction : ARTE France, Alegria, BBC


À travers une enquête sur le meurtre d’un journaliste, Paul Jenkins décrit le désarroi d’une profession qui tente de survivre malgré l’autoritarisme croissant du pouvoir et la corruption.


Reporters sous pression
Tout en suivant les investigations de l’avocat de la famille d’Alexei Sidorov, Paul Jenkins décrit le désarroi et le courage de ces journalistes qui, au péril de leur vie, tentent de maintenir une voix critique en Russie. Réputée pour sa pugnacité et ses articles sur les malversations financières, les inégalités sociales et le crime organisé, la rédaction de L’observateur de Togliatti ne cesse de subir des pressions en tous genres. Tout comme le quotidien national La novaya gazeta, à Moscou, dont certaines éditions locales ont été condamnées à plusieurs reprises par l’État. Paul Jenkins a suivi les journalistes de ces deux quotidiens dans leur travail au jour le jour. Notamment lors de leurs investigations sur l’agression d’un journaliste qui enquêtait sur la disparition d’un civil en Tchétchénie, et lors d’un entretien avec Mikhaïl Gorbatchev. À ce jour, aucun des meurtres n’a été élucidé. La collusion entre la police, l’administration, les hommes d’affaires, les services secrets et le crime organisé serait-elle trop grande ?

Portrait d'Anna Politkovskaïa

Assassinée à son domicile, à Moscou, le 7 octobre 2006, Anna Politkovskaïa était l’une des rares journalistes russes à couvrir les événements en Tchétchénie. Elle devait publier un article sur les tortures dans cette région, photos à l’appui, dans l’édition du 9 octobre de Novaïa Gazeta, bi-hebdomadaire pour lequel elle travaillait. Son assassin n’a même pas cherché à cacher son visage ou à désactiver la caméra de surveillance de l’immeuble. Son identité est pour l’instant inconnue.
Anna Politkovskaïa, mère de deux enfants, est née en 1958 à New York dans une famille russo-ukrainienne. Ses parents étaient diplomates auprès de l’OSCE. Elle a fait des études de journalisme à l’Université de Moscou. En 1982, elle a commencé sa carrière dans le journal Izvestia, puis à la compagnie aérienne Aeroflot. Entre 1994 et 1999, elle occupait un poste de rédactrice au journal Obschchaïa Gazeta et depuis 1999 au journal Novaïa Gazeta.
Anna Politkovskaïa était particulièrement connue pour son travail en Tchétchénie, région où elle s’est rendue plus de quarante fois. En 1998, elle avait notamment interviewé le président tchétchène Aslan Maskhadov. Elle était la seule journaliste russe à avoir couvert la deuxième guerre de Tchétchénie qui a débuté en 1999.
L’engagement d’Anna Politkovskaïa dépassait de loin sa seule profession journalistique. Elle accompagnait parfois au tribunal, les femmes russes qui avaient perdu leurs fils en Tchétchénie. Lors de la prise d’otages au théâtre Doubrovka en septembre 2002, elle avait servi de médiatrice aux autorités russes. Lors de la prise d’otages de Beslan en Ossétie du Nord en septembre 2004, qui a fait plus de trois cents victimes, une tentative d’empoisonnement l’avait empêchée de s’y rendre.
En dehors de ses reportages, Anna Politkovskaïa publiait ses réflexions critiques sur la politique russe en Tchétchénie. Quatre de ses ouvrages ont été traduits en français : « Voyage en enfer, journal de Tchétchénie » (2000), « Tchétchénie, le déshonneur russe » (2003), « La Russie selon Poutine (2005), et « Douloureuse Russie, journal d’une femme en colère » (2006). Elle avait ainsi acquis une grande notoriété dans le monde occidental.
Anna Politkovskaïa abordait dans ses reportages beaucoup de sujets tabous et ne dissimulait pas ses critiques envers le président russe Vladimir Poutine. « Tant qu’il sera au pouvoir, on ne pourra pas vivre dans un pays démocratique », disait-elle. Elle était également très critique envers le Premier ministre tchétchène pro-russe Ramzan Kadyrov.
Elle recevait des menaces de mort qui l’ont poussée en 2001 à se réfugier en Autriche. Ses amis disent que dans les derniers mois, elle se savait menacée mais repoussait l’idée de l’exil.
Pour son courage admirable dans la recherche de la vérité, Anna Politkovskaïa a reçu plusieurs distinctions : prix du Pen Club (2002), prix du journaliste et de la démocratie décerné par l’OSCE (2003), prix de l’Union des journalistes en Russie (2000) et prix d’Olof Palme (2004).

La Semaine de Libertés-Culture à Dijon (Du 27 mars au 4 avril)

La Semaine de Libertés-Culture démarre le jeudi 27 mars à Dijon. Au menu rencontres et projections comme dans nos habitudes. Les sujets qui seront abordés: les droits des femmes dans le monde arabe, la situation de la presse en Russie, les paramilitaires en Colombie, la liberté d'expression sur internet et les demandeurs d'asile en France.

Pour tout renseignement:
http://libertes-culture.over-blog.com/

17.03.2008

Solidarité avec Novaïa Gazeta

Laissez un message de soutien pour Novaïa Gazeta. Il sera remis au rédacteur en chef de Novaïa Gazeta

( Rubrique commentaire ci-dessous)

Le bihebdomadaire Novaïa Gazeta est connu pour ses enquêtes qui mettent régulièrement à jour la corruption et l’autoritarisme de l’administration russe, et rapportent les problèmes les plus sensibles de la société russe. Critique vis-à-vis du pouvoir, le journal a publié les nombreux reportages d’Anna Politkovskaïa sur la Tchétchénie, et la société russe. Pour le journal qu’elle avait rejoint en 1999, Anna Politkovskaïa avait également enquêté sur des cas d’agressions de journalistes et de censure.

Novaïa Gazeta a payé le prix fort en la matière, puisque deux autres collaborateurs du journal ont été tués : Igor Domnikov, journaliste, en 2000, et Iouri Chtchekotchikhine, rédacteur en chef et député à la Douma, en 2003.

Les fondateurs du « Nouveau Journal » se sont donné pour objectifs d’être indépendants et d’atteindre l’ensemble de la Russie. C’est le cas puisque Novaïa Gazeta est distribué dans tout le pays et son tirage est estimé à environ 500 000 exemplaires en tenant compte des éditions régionales. L’un des objectifs de la rédaction est de pouvoir passer à trois numéros par semaine au lieu des deux numéros actuels. Novaïa Gazeta a été fondé en avril 1993, à l’initiative de journalistes démissionnaires de Komsomolskaïa Pravda. Il s’est doté d’une édition électronique en 1996 (http://novayagazeta.ru). Dans le paysage de la presse russe, constitué d’une majorité de titres publics servant de relais électoraux ou de presse de consommation, Novaïa Gazeta est l’un des fleurons de la presse d’information.

Journal privé, détenu à 51 % par le personnel du journal, Novaïa Gazeta a vu entrer en juin 2006 dans son capital, à hauteur de 49 %, deux personnalités politiques : l’ancien président de l’Union soviétique et initiateur de la politique de glasnost Mikhaïl Gorbatchev, et Alexandre Lebedev, homme d’affaires fortuné et député à la Douma.

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