02.04.2008
Ecrivez à Kareem Amer
Une semaine pour écrire au blogueur emprisonné Kareem Amer
Le Comité de protection des blogueurs et le comité de soutien du blogueur égyptien Kareem Amer appellent les internautes puissent manifester leur soutien au blogueur emprisonné à la prison de Borg el Arab près d’Alexandrie, depuis le mois de février 2007. Intitulée "ensevelir les murs sous le papier", la campagne propose à chacun d’écrire une lettre à Kareem Amer et de la lui envoyer en prison. "Il est temps de lancer une campagne qui le soutient personnellement. Kareem aime les lettres et il a déjà fait part de l’importance qu’elles avaient pour lui. Si ces lettres sont suffisamment nombreuses, elles permettront aux autorités de voir qu’il n’est pas seul", a déclaré son comité de soutien. La campagne aura lieu du 7 au 21 avril.
Son adresse:
Alexandria
Borg Al-Arab Prison
Room 1 Section 22
Prisoner Abdul Kareem Nabil Suleiman
The Arab Republic of Egypt
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26.03.2008
Portrait d'Anna Politkovskaïa
Assassinée à son domicile, à Moscou, le 7 octobre 2006, Anna Politkovskaïa était l’une des rares journalistes russes à couvrir les événements en Tchétchénie. Elle devait publier un article sur les tortures dans cette région, photos à l’appui, dans l’édition du 9 octobre de Novaïa Gazeta, bi-hebdomadaire pour lequel elle travaillait. Son assassin n’a même pas cherché à cacher son visage ou à désactiver la caméra de surveillance de l’immeuble. Son identité est pour l’instant inconnue.
Anna Politkovskaïa, mère de deux enfants, est née en 1958 à New York dans une famille russo-ukrainienne. Ses parents étaient diplomates auprès de l’OSCE. Elle a fait des études de journalisme à l’Université de Moscou. En 1982, elle a commencé sa carrière dans le journal Izvestia, puis à la compagnie aérienne Aeroflot. Entre 1994 et 1999, elle occupait un poste de rédactrice au journal Obschchaïa Gazeta et depuis 1999 au journal Novaïa Gazeta.
Anna Politkovskaïa était particulièrement connue pour son travail en Tchétchénie, région où elle s’est rendue plus de quarante fois. En 1998, elle avait notamment interviewé le président tchétchène Aslan Maskhadov. Elle était la seule journaliste russe à avoir couvert la deuxième guerre de Tchétchénie qui a débuté en 1999.
L’engagement d’Anna Politkovskaïa dépassait de loin sa seule profession journalistique. Elle accompagnait parfois au tribunal, les femmes russes qui avaient perdu leurs fils en Tchétchénie. Lors de la prise d’otages au théâtre Doubrovka en septembre 2002, elle avait servi de médiatrice aux autorités russes. Lors de la prise d’otages de Beslan en Ossétie du Nord en septembre 2004, qui a fait plus de trois cents victimes, une tentative d’empoisonnement l’avait empêchée de s’y rendre.
En dehors de ses reportages, Anna Politkovskaïa publiait ses réflexions critiques sur la politique russe en Tchétchénie. Quatre de ses ouvrages ont été traduits en français : « Voyage en enfer, journal de Tchétchénie » (2000), « Tchétchénie, le déshonneur russe » (2003), « La Russie selon Poutine (2005), et « Douloureuse Russie, journal d’une femme en colère » (2006). Elle avait ainsi acquis une grande notoriété dans le monde occidental.
Anna Politkovskaïa abordait dans ses reportages beaucoup de sujets tabous et ne dissimulait pas ses critiques envers le président russe Vladimir Poutine. « Tant qu’il sera au pouvoir, on ne pourra pas vivre dans un pays démocratique », disait-elle. Elle était également très critique envers le Premier ministre tchétchène pro-russe Ramzan Kadyrov.
Elle recevait des menaces de mort qui l’ont poussée en 2001 à se réfugier en Autriche. Ses amis disent que dans les derniers mois, elle se savait menacée mais repoussait l’idée de l’exil.
Pour son courage admirable dans la recherche de la vérité, Anna Politkovskaïa a reçu plusieurs distinctions : prix du Pen Club (2002), prix du journaliste et de la démocratie décerné par l’OSCE (2003), prix de l’Union des journalistes en Russie (2000) et prix d’Olof Palme (2004).
12:57 Publié dans Droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.01.2008
« JO Pékin 2008 Et les droits humains ?»
L’association Libertés-Culture a le plaisir de vous inviter à la rencontre de Marie Holzman, porte-parole du Collectif Chine JO 2008 , sinologue et présidente de l’association Solidarité Chine
Et M. Zhang Jia , un ancien militant de la place Tian’anmen
Jeudi 31 janvier à 20H00
Centre culturel italien
2 rue Docteur Lavalle
( en face du cinéma Eldorado, entre « La Boîte à Pizza » et « La Flamme »)
Zhang Jiang, a été le commandant général du piquet des étudiants sur la Place Tiananmen durant le Printemps de Pékin en 1989. Il a été en première ligne face aux soldats du PCC, il s’est agenouillé devant un commandant de l’armée pour lui prier de ne pas blesser ses camarades étudiants. Pour toute réponse il a reçu trois balles.
Solidarité Chine a été créée au lendemain du massacre de la place Tian'anmen en juin 1989. Son but était alors essentiellement de venir en aide aux dissidents chinois qui demandaient refuge en France. Par la suite, l'association a décidé de venir en aide aux familles des victimes de la place Tian'anmen, ainsi qu'à tous les dissidents chinois en exil dans le monde, ou encore à l'intérieur de la Chine. Elle se fixe également comme objectif de maintenir vivante la mémoire de la tragédie qui se déroula dans la nuit du 4 juin 1989, tant que le gouvernement chinois n'aura pas libéré tous les les Chinois encore emprisonnés pour avoir participé aux manifestions en faveur de la démocratie, et tant qu'il n'acceptera pas de revenir sur son verdict concernant ces événements, qualifiés de "tentative de subversion de l'Etat".
En France, Solidarité Chine a soutenu la parution de nombreux ouvrages sur la société chinoise contemporaine, comme la traduction d'auteurs chinois contemporains.
Libertés-Culture est une association dijonnaise qui a pour objet l’organisation d’événements culturels dédiés aux droits humains.
Libertés-Culture soutient les 8 revendications du Collectif Chine JO 2008
1. Libérer les personnes emprisonnées depuis les manifestations de Tiananmen (1989) et tous les prisonniers d’opinion.
2. Mettre fin au contrôle de l’information, y compris sur Internet.
3. Suspendre les exécutions sur tout le territoire chinois en vue d’aboutir à l’abolition de la peine de mort.
4. Supprimer la détention administrative.
5. Mettre un terme à la pratique de la torture.
6. Permettre la constitution de syndicats libres et indépendants.
7. Supprimer l’article 306 du code pénal, qui permet la répression contre les avocats.
8. Mettre fin aux expulsions forcées des citoyens de leur logement ou de leurs terres.
23:54 Publié dans Droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
