26.03.2008
Projection film sur la liberté de la presse en Russie
Le 29 mars à 18H30 au Café le Maréchal,
Venez découvrir le film " Les cimetières de glasnost"
Vous en saurez plus sur la situation de la presse en Russie, vous pourrez mieux connaître Novaïa Gazeta, un des rares journal indépendant en Russie. Vous y verrez comment Anna Politkovskaïa travaillait et comment elle était considérée et appréciée pour son travail courageux.
Le cimetière de glasnost
Documentaire de Paul Jenkins (France/Royaume-Uni, 2004, 59mn)
Coproduction : ARTE France, Alegria, BBC
À travers une enquête sur le meurtre d’un journaliste, Paul Jenkins décrit le désarroi d’une profession qui tente de survivre malgré l’autoritarisme croissant du pouvoir et la corruption.
Reporters sous pression
Tout en suivant les investigations de l’avocat de la famille d’Alexei Sidorov, Paul Jenkins décrit le désarroi et le courage de ces journalistes qui, au péril de leur vie, tentent de maintenir une voix critique en Russie. Réputée pour sa pugnacité et ses articles sur les malversations financières, les inégalités sociales et le crime organisé, la rédaction de L’observateur de Togliatti ne cesse de subir des pressions en tous genres. Tout comme le quotidien national La novaya gazeta, à Moscou, dont certaines éditions locales ont été condamnées à plusieurs reprises par l’État. Paul Jenkins a suivi les journalistes de ces deux quotidiens dans leur travail au jour le jour. Notamment lors de leurs investigations sur l’agression d’un journaliste qui enquêtait sur la disparition d’un civil en Tchétchénie, et lors d’un entretien avec Mikhaïl Gorbatchev. À ce jour, aucun des meurtres n’a été élucidé. La collusion entre la police, l’administration, les hommes d’affaires, les services secrets et le crime organisé serait-elle trop grande ?
13:02 Publié dans Europe de l'Est et ex-URSS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Portrait d'Anna Politkovskaïa
Assassinée à son domicile, à Moscou, le 7 octobre 2006, Anna Politkovskaïa était l’une des rares journalistes russes à couvrir les événements en Tchétchénie. Elle devait publier un article sur les tortures dans cette région, photos à l’appui, dans l’édition du 9 octobre de Novaïa Gazeta, bi-hebdomadaire pour lequel elle travaillait. Son assassin n’a même pas cherché à cacher son visage ou à désactiver la caméra de surveillance de l’immeuble. Son identité est pour l’instant inconnue.
Anna Politkovskaïa, mère de deux enfants, est née en 1958 à New York dans une famille russo-ukrainienne. Ses parents étaient diplomates auprès de l’OSCE. Elle a fait des études de journalisme à l’Université de Moscou. En 1982, elle a commencé sa carrière dans le journal Izvestia, puis à la compagnie aérienne Aeroflot. Entre 1994 et 1999, elle occupait un poste de rédactrice au journal Obschchaïa Gazeta et depuis 1999 au journal Novaïa Gazeta.
Anna Politkovskaïa était particulièrement connue pour son travail en Tchétchénie, région où elle s’est rendue plus de quarante fois. En 1998, elle avait notamment interviewé le président tchétchène Aslan Maskhadov. Elle était la seule journaliste russe à avoir couvert la deuxième guerre de Tchétchénie qui a débuté en 1999.
L’engagement d’Anna Politkovskaïa dépassait de loin sa seule profession journalistique. Elle accompagnait parfois au tribunal, les femmes russes qui avaient perdu leurs fils en Tchétchénie. Lors de la prise d’otages au théâtre Doubrovka en septembre 2002, elle avait servi de médiatrice aux autorités russes. Lors de la prise d’otages de Beslan en Ossétie du Nord en septembre 2004, qui a fait plus de trois cents victimes, une tentative d’empoisonnement l’avait empêchée de s’y rendre.
En dehors de ses reportages, Anna Politkovskaïa publiait ses réflexions critiques sur la politique russe en Tchétchénie. Quatre de ses ouvrages ont été traduits en français : « Voyage en enfer, journal de Tchétchénie » (2000), « Tchétchénie, le déshonneur russe » (2003), « La Russie selon Poutine (2005), et « Douloureuse Russie, journal d’une femme en colère » (2006). Elle avait ainsi acquis une grande notoriété dans le monde occidental.
Anna Politkovskaïa abordait dans ses reportages beaucoup de sujets tabous et ne dissimulait pas ses critiques envers le président russe Vladimir Poutine. « Tant qu’il sera au pouvoir, on ne pourra pas vivre dans un pays démocratique », disait-elle. Elle était également très critique envers le Premier ministre tchétchène pro-russe Ramzan Kadyrov.
Elle recevait des menaces de mort qui l’ont poussée en 2001 à se réfugier en Autriche. Ses amis disent que dans les derniers mois, elle se savait menacée mais repoussait l’idée de l’exil.
Pour son courage admirable dans la recherche de la vérité, Anna Politkovskaïa a reçu plusieurs distinctions : prix du Pen Club (2002), prix du journaliste et de la démocratie décerné par l’OSCE (2003), prix de l’Union des journalistes en Russie (2000) et prix d’Olof Palme (2004).
12:57 Publié dans Droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La Semaine de Libertés-Culture à Dijon (Du 27 mars au 4 avril)
La Semaine de Libertés-Culture démarre le jeudi 27 mars à Dijon. Au menu rencontres et projections comme dans nos habitudes. Les sujets qui seront abordés: les droits des femmes dans le monde arabe, la situation de la presse en Russie, les paramilitaires en Colombie, la liberté d'expression sur internet et les demandeurs d'asile en France.
Pour tout renseignement:
http://libertes-culture.over-blog.com/
12:56 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
