17.12.2007
Mobilisation pour Ingrid Betancourt
Apportez une bougie jeudi 20 décembre à 18H00
Place François Rude
Venez assister au rassemblement de l’espoir
Le 20 décembre est le jour d'anniversaire de Clara Rojas.
Qui est Clara Rojas?
Au moment de l’enlèvement d’Ingrid betancourt le 23 février 2002, Clara, sa directrice de campagne, décide courageusement de rester auprès d’Ingrid : les FARC souhaitaient la relâcher mais elle préfère ne pas abandonner son amie au pire moment. Ingrid et Clara font aujourd’hui partie des 56 otages politiques échangeables dans le cadre d’un accord humanitaire
Le comité de soutien de Dijon demande des preuves de vie de Clara Rojas
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10.10.2007
Qui est Mumia Abu Jamal
Mumia Abu-Jamal est né le 24 avril 1954. Né Wesley Cook, Mumia choisira ce prénom swahili au lycée, sous l’influence d’un enseignant d’origine kenyane. Il y ajoutera “Abu-Jamal” à la naissance de son premier fils, Jamal. A l’âge de 14 ans, Mumia est arrêté et battu pour avoir protesté contre un meeting du candidat ultraraciste George Wallace, à Philadelphie. Peu après, il est fiché par le FBI pour avoir voulu rebaptiser son lycée “Malcolm X”.
En 1969, le jeune homme est chargé de l’information à la section de Philadelphie du Black Panther Party. Le FBI le considère comme l’une des personnes “à surveiller et interner en cas d’alerte nationale”.
Il est l’une des cibles du Cointelpro (programme d’infiltration et de contre-espionnage) dont seront victimes Leonard Peltier et d’autres membres de l’Américan Indian Movement et des Black Panthers.
Devenu journaliste de radio apprécié, lauréat de plusieurs prix, Mumia est surnommé “la voix des sans-voix” pour sa critique de la corruption de la police et des dirigeants politiques locaux. Depuis 1978, il dénonce la violente répression qui frappe la communauté MOVE et, en 1981 suit le procès de son fondateur, John Africa, qui sera acquitté des charges fabriquées contre lui. Le soutien de Mumia à MOVE exaspère les politiques et la police de Philadelphie et lui vaut le renvoi d’une des stations de radio où il exerce. Pour faire vivre sa famille, Mumia est contraint de travailler comme taxi de nuit
Aux premières heures du 9 décembre 1981, Mumia Abu-Jamal est grièvement blessé lors d’une fusillade dans le quartier sud de la ville, où il vient de déposer un client. Arrêté, il est accusé du meurtre d’un policier, Daniel Faulkner, tué dans cette fusillade. Malgré ses dénégations, malgré son absence d’antécédents judiciaires, une enquête inéquitable (expertises balistiques inexistantes, balles non identifiables, absence de relevé d’empreintes, zone des faits non sécurisée, tests non effectués, etc.) conclut à la culpabilité de Mumia. Témoins menacés, subornés, écartés, rapports de police contradictoires, violations de ses droits, mèneront, en juillet 1982, à la condamnation à mort de cet opposant politique gênant sous la pression d’un juge recordman de la sentence... Mumia est “le coupable idéal”
En juin 1999, un ancien tueur à gages, Arnold Beverly, avoue à l’une des avocates de Mumia avoir tué l’officier Faulkner dans le cadre d’un contrat mêlant police et mafia. Corroborés par un faisceau d’éléments et de témoignages concordants, les aveux de Beverly n’ont jamais été entendus par la justice au prétexte qu’ils sont “hors des délais de la procédure”.
Le 18 décembre 2001, la sentence de mort de Mumia a été provisoirement écartée, mais il est toujours considéré coupable et menacé de voir cette sentence à nouveau prononcée. Mumia Abu-Jamal lutte toujours depuis le couloir de la mort, enfermé 23h/24h dans une cellule grande comme une salle de bains et dans un isolement sensoriel inhumain. La mobilisation internationale a empêché par deux fois son exécution, en 1995 et 1999.
Aujourd’hui les options d’appel s’amenuisent.
En date du 8 octobre 2003, les ultimes appels d’Etat ont été rejetés, renvoyant l’affaire au niveau fédéral. La vie de Mumia demeure en grand danger, comme le précisait récemment son avocat fédéral, Me Bryan.
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08.10.2007
Qui est Anouar Bounni?
Anwar al Bunni est le directeur du Centre d’études juridiques de Damas, une organisation financée par l’Union européenne et œuvrant dans le domaine des droits humains qui a été interdite par les autorités syriennes peu de temps après sa mise en place, en mars 2006. Arrêté le 17 mai 2006, cet homme est depuis détenu dans la prison d’Adhra, près de Damas. Il n’a pas été autorisé à s’entretenir en privé avec ses avocats ; il a en outre été frappé et soumis à d’autres formes de mauvais traitements durant sa détention. Le ministre des Affaires sociales et du Travail a par ailleurs demandé qu’il soit déchu de sa nationalité.
Bien qu’il soit derrière les barreaux, Anwar al Bunni continue à œuvrer en faveur des droits humains. Il a ainsi adressé une lettre au président Bachar el Assad dans laquelle il demande au chef de l’État d’ordonner une enquête sur les conditions carcérales. Il expose notamment que les 6 000 personnes détenues dans la prison d’Adhra sont régulièrement frappées, injuriées et terrorisées, et qu’ont leur impose aussi des privations (sortie, télévision, radio).
L'avocat et défenseur des droits humains Anwar al-Bunni a été arrêté en mai 2006 après avoir signé la Déclaration Beyrouth-Damas. La Déclaration appelait les gouvernements syrien et libanais à normaliser leurs relations en échangeant leurs ambassadeurs et à définir des frontières communes
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Qui est Tatiana Mukakibibi?
RWANDA
TATIANA MUKAKIBIBI
Arrété le 2 octobre 1996
Animatrice et productrice de programmes à Radio Rwanda
Pas de date de libération
Etat civil
Date et lieu de naissance
5 août 1965 dans la région de Gitarama
Situation de famille
Célibataire, un enfant.
Condamnation
La journaliste n’a jamais été condamnée.
Le lendemain de son arrestation, un inspecteur de police du nom d’Emmanuel Ruganza demande à Tatiana Mukakibibi d'avouer qu’elle est partie en Ouganda sous la protection de l’abbé André Sibomana (ancien directeur de Kinyamateka et lauréat du prix Reporters sans frontières - Fondation de France, décédé en mars 1998). En contrepartie, lui assure-t-il, elle pourra partir librement. Tatiana Mukakibibi refuse. Cinq jours plus tard, elle est accusée d’avoir distribué des armes et tué Eugène Bwanamudogo, un Tutsi qui réalisait des programmes radiophoniques pour le ministère de l’Agriculture. Pendant l'été 2001, le substitut du procureur de Gitarama confirme ces accusations. D'après Tatiana Mukakibibi, c’est un coup monté par des gens de son village parce qu'André Sibomana envoyait des rapports aux organisations internationales pour dénoncer les exactions commises par des Tutsis en représailles des massacres d'avril 1994. D'après la journaliste, certaines personnes citées dans ces documents auraient essayé, à travers elle, de faire arrêter André Sibomana.
Circonstances d’arrestation
A partir du 6 avril 1994 (date du début du génocide), Tatiana Mukakibibi lit à l'antenne les communiqués officiels et les listes des personnes décédées envoyées par les préfectures du pays. Le 4 juillet, la radio diffuse un dernier communiqué annonçant l’évacuation de Kigali. Tatiana Mukakibibi se réfugie avec d'autres
journalistes en République démocratique du Congo. Le 10 août, elle rentre au Rwanda, à Kapgayi (près de Gitarama) où elle travaille avec l'abbé André Sibomana. En juillet 1995, elle est arrêtée et détenue pendant quelques jours. Par peur des représailles, elle fuit en Ouganda. Elle revient au Rwanda le 30 septembre 1996. Deux jours plus tard, elle est interpellée à son domicile de Ntenyo par la police. Tatiana Mukakibibi est aussitôt conduite au cachot communal où elle est toujours détenue.
Lieu de détention
Cachot communal de Ntenyo (près de Gitarama).
Condition de détention
Tatiana Mukakibibi est détenue dans des conditions pénibles. Les prisonnières vivent et dorment dans une unique grande pièce où elles n'ont pas toutes la place de se coucher. A 18 heures, les lumières sont éteintes. Elle peut sortir dans une cour, pendant la journée, et recevoir des visites.
Procès
Tatiana Mukakibibi pourrait faire l'objet d'un procès devant une gacaca (tribunal populaire remis en vigueur par les autorités en 2002). Pas de date prévue.
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Qui est Ingrid Betancourt?
Fille d'un ancien Ministre de l'Éducation et d'une ancienne sénateur, elle a vécu la majeure partie de son enfance à l'étranger et surtout en France, où elle a fait Sciences Po. Alors qu'elle vivait une vie tranquille de mère de famille, elle décide de tout laisser tomber pour rentrer dans son pays et agir:
Sa mère a vu mourir sous ses yeux Luis Carlos Galán, candidat à la Présidence en 1989, qui incarnait l'espoir d'un changement radical en appuyant le traité d'extradition des narco-trafiquants vers les États-Unis.
Ingrid n'en peut plus, elle veut se battre pour son peuple. Elle travaille à l'élection de sa mère au Sénat, puis entre au Ministère des Finances. Après quelques années, frustrée du peu de résultats obtenus, elle décide de se lancer en politique avec son amie Clara Rojas. Elle est élue députée.
Elle n'a de cesse de dénoncer la corruption des politiques et, en particulier, celle d'Ernesto Samper qu'elle a pourtant soutenu, tièdement, lors de la campagne présidentielle de 94. Elle est menacée de mort à plusieurs reprises, échappe à un attentat. Elle est obligée d'expatrier ses enfants.
Elle est régulièrement prise à partie par les journaux, les accusations les plus odieuses sont portées sur elles par ses pairs et relayées par des journalistes peu scrupuleux. Elle doit défendre plusieurs fois son honneur en public et en sort toujours blanchie.
En 1998, elle fonde son propre parti, "Oxygène", et se présente au Sénat. Elle est la candidate qui, contre toute attente, remporte le plus de voix au niveau national.
Elle est bientôt convaincue que la seule façon de changer le système est de se faire élire à la présidence en mai 2002.
Ingrid et sa directrice de campagne Clara Rojas ont été enlevées en se rendant à San Vincente del Caguan. San Vincente est une municipalité faisant partie de l'enclave concédée aux FARC dans le cadre des négociations de paix. Son maire est un élu de Vert Oxygène le parti fondé par Ingrid.
Lors de la victoire électorale à la mairie en octobre dernier, Ingrid avait promis à la population de San Vincente de revenir la voir. C'est ce qu'elle tentait de faire le 23 février.
Le contexte n'était guère favorable. En effet, le gouvernement avait rompu les négociations de paix le 20 et le jour de l'enlèvement, l'armée lançait une offensive militaire pour reprendre le Caguan aux FARC. Ce samedi 23, Ingrid croisa le chemin du Président Pastrana à l'aéroport de Florencia: celui-ci se rendait aussi à San Vincente. Elle lui demanda alors, par l'intermédiaire d'un de ces généraux, l'autorisation de monter à bord d'un de ses quatre hélicoptères dans lequel prennaient place des journalistes. Devant son refus, elle décida donc de se rendre en voiture à San Vincente avec le résultat que l'on sait.
Voici pourquoi Ingrid tenait tant à se rendre à San Vincente (propos tenus le 22 février) :
"Je vais à San Vicente del Caguán pour exiger des garanties pour la population civile de la zone, et pour montrer à la population de San Vicente que je tiens mon engagement d'être avec eux dans les bons et les mauvais moments, engagement formulé en octobre dernier lorsque Néstor León Ramírez, du parti vert, a été élu maire de la ville. San Vicente, et toutes les communautés de la zone démilitarisée, ont joué un rôle important pour la paix, en acceptant que leur territoire soit transformé en laboratoire de la Paix; C'est maintenant au tour de tous les Colombiens d'agir pour que cette région ne devienne pas une terre où règnent barbarie et terreur."
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